HAUT-MEDOC
On l’imagine perché sur une colline mais il s’étire et se déploie entre ses appellations voisines. On l’imagine facilement identifiable mais il brouille sans cesse les pistes, surprenant même les plus avertis, par sa riche palette de saveurs.

Ancestral est son savoir-faire, intacte demeure sa passion
La délimitation de l’AOC Haut-Médoc date de 1935 mais dès 1815, on fait déjà mention des grands vins rouges du Haut-Médoc. Une manière explicite de reconnaître les efforts engagés par les vignerons tout au long du xviiie siècle. Un courtier bordelais de l’époque révélait même que les milieux d’affaires des Chartrons et les grands propriétaires bordelais avaient établi une sorte de hiérarchie des paroisses vinicoles dans laquelle les zones de l’actuelle AOC Haut-Médoc figuraient en bonne place.
Une évolution positive qui n’a eu de cesse de se matérialiser en termes de rendement, de plantation, de qualité des vins ou de superficie. En effet, profitant au maximum du grand renouveau de la viticulture médocaine, l’appellation Haut-Médoc a connu, et ce jusqu’à aujourd’hui, les progrès œnologiques et la succession des millésimes de qualité. Une progression constante qui a permis au territoire de voir fleurir de nouveaux domaines et aux terres de se repeupler. Les générations, ainsi, se sont succédé, et, chacune à leur tour, elles continuent d’écrire sur le grand livre du vin, une nouvelle page de l’histoire de cette terre et de son fabuleux destin.
 
La terre aux mille et un visages
De la Jalle de Blanquefort à Saint-Seurin-de-Cadourne, s’étend la grande appellation de Haut-Médoc. Large couloir de 60 km, le Haut-Médoc slalome entre les différentes appellations communales et traverse plus d’une vingtaine de communes.
Principalement composé de nappes de graves garonnaises, le territoire est surtout connu pour son extrême diversité de sols alliant terres calcaires, terrains argileux et parcelles sableuses. Confrontées à l’urbanisation, certaines zones proches de l’agglomération bordelaise ont vu disparaître quelques vignobles mais la passion de la vigne a permis aux hommes de la région de résister à un tel phénomène.
Les cépages >
Fort pourcentage de
cabernet-sauvignon,
très bonne quantité de merlot,
faible présence de cabernet franc,
traces de malbec et petit verdot.



Quelques chiffres clés
Superficie : 4567 hectares
(28,5 % du vignoble médocain)
Production moyenne :
32,6 millions de bouteilles
Viticulteurs : 392
(150 coopérateurs et
 242 indépendants)




Insaisissable Haut-Médoc
La grande variété des terroirs permet d’expliquer l’étonnante différence de style et de qualité qui existe entre les vins de cette AOC. Pour comprendre la diversité, il faut sillonner cette terre et découvrir qu’elle offre de multiples paysages aux notes climatiques variées. Promesses de parfums et de saveurs qui se laissent déchiffrer telles de douces énigmes. Unis, ces crus le sont cependant par quelques traits reconnaissables. Ainsi, ils développent tous le même équilibre harmonieux, la même brillance et la même dose de générosité sans excès de puissance. En vieillissant, leur bouquet demeure toujours aussi remarquable.

La production
Selon le décret du 14 novembre 1936, les vins AOC Haut-Médoc doivent :
> provenir des communes de Blanquefort, Le Taillan, Parempuyre, Le Pian, Ludon, Macau, Arsac, Labarde, Cantenac, Margaux, Avensan, Castelnau, Soussans, Arcins, Moulis, Listrac, Lamarque, Cussac, Saint-Laurent-Médoc, Saint-Julien, Pauillac, Saint-Sauveur, Cissac, Saint-Estèphe, Vertheuil, Saint-Seurin-de-Cadourne « à l’exclusion de toutes les parcelles situées sur alluvions modernes et sables sur sous-sols imperméables »,
> satisfaire à des conditions de production précises : encépagement, minimum de sucre, degré (10° acquis), rendement limité (révisé chaque année).

 
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